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La RSE… on en parle quand ?

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Définition de la RSE, Responsabilité Sociétale des Entreprises

Ma définition

Une démarche RSE vise une performance globale, c’est-à-dire économique, sociale et environnementale, en maîtrisant ses impacts sur ses parties prenantes, dont son environnement.

La performance globale est définie ainsi par l’ADEME : la performance globale, qui inclut la performance économique, vise à assurer la pérennité de l’entreprise en considérant et en améliorant les effets de son activité sur toutes ses parties prenantes, l’environnement et les générations futures.

Les 3 piliers de la RSE
Les 3 piliers de la RSE – source WIKITP

Les études, le recrutement, les conditions de travail, la retraite, le logement, le transport, les déchets, la consommation, la santé, le civisme, la gouvernance des organisations… aucun domaine de la société n’échappe au périmètre de la Responsabilité Sociétale des Entreprises. Je préfère d’ailleurs parler de Responsabilité Sociétale des Organisations car ces problématiques ne concernent pas seulement les entreprises mais aussi les associations, mairies et collectivités locales. Ainsi, en ayant des collaborateurs (salariés ou non), des clients (payants ou non), des fournisseurs ou prestataires, toute organisation a une Responsabilité Sociétale. 

Cette définition est une synthèse de la Norme ISO26000, des 17 objectifs de Développement Durable définis par l’ONU, de la loi PACTE et de mes travaux menés depuis plus de 15 ans en entreprises et autres organisations. 

Vous avez dit Sociétal ?

Le mot sociétal est un néologisme d’Outre Atlantique, où il fut inventé en 1929 pour distinguer le “social”, réduit à la seule organisation des humains entre eux, du “sociétal” incluant la société dans son environnement, proche et global. Malgré les critiques acerbes de linguistes, ce mot a le mérite de regrouper les notions de Social et Environnemental permettant de ne pas réduire la RSE à une simple question de Qualité de Vie au Travail. Ainsi la Responsabilité Sociétale des Entreprises peut aussi se nommer Responsabilité Sociale et Environnementale ! Comme le démontrait un article de Libé en 2017, le sociétal repose avant tout sur les Hommes et leurs ressources au sein d’une société, à l’échelle d’une entreprise, ville, pays, planète. 

Définition de la RSE par l’UE

Commission Européene – Communication du 25 octobre 2011 :

la responsabilité des entreprises pour leurs impacts sur la société.

L’Europe propose de redéfinir la RSE comme étant «la responsabilité des entreprises pour leurs impacts sur la société». Pour assumer cette responsabilité, il faut au préalable que les entreprises respectent la législation en vigueur et les conventions collectives conclues entre partenaires sociaux. Afin de s’acquitter pleinement de leur responsabilité sociale, il convient que les entreprises aient engagé, en collaboration étroite avec leurs parties prenantes, un processus destiné à intégrer les préoccupations en matière sociale, environnementale, éthique, de droits de l’homme et de consommateurs dans leurs activités commerciales et leur stratégie de base, ce processus visant:

– à optimiser la création d’un bénéfice réciproque pour leurs propriétaires/actionnaires, ainsi que pour les autres parties prenantes et l’ensemble de la société;

– à recenser, prévenir et atténuer les effets négatifs potentiels que les entreprises peuvent exercer.

La complexité de ce processus dépendra de facteurs tels que la taille de l’entreprise et la nature de ses activités. Pour la majorité des petites et moyennes entreprises, en particulier les micro-entreprises, le processus de RSE restera probablement informel et intuitif.[ci-dessous mon commentaire à ce sujet]

Pour la majorité des petites et moyennes entreprises, en particulier les micro-entreprises, le processus de RSE restera probablement informel et intuitif.

La RSE : un bénéfice réciproque

Pour optimiser la création d’un bénéfice réciproque, les entreprises sont encouragées à adopter vis-à-vis de la RSE une approche stratégique à long terme, et à explorer les possibilités de concevoir des produits, des services et des modèles d’entreprise innovants qui contribuent au bien-être de la société et débouchent sur des emplois de meilleure qualité et plus productifs. Afin de recenser, prévenir et atténuer les effets négatifs potentiels qu’elles pourraient avoir, les grandes entreprises et les entreprises particulièrement exposées au risque d’avoir ce type d’effets, sont incitées à faire preuve de diligence raisonnable en fonction des risques, y compris dans leurs chaînes d’approvisionnement.

Certaines catégories d’entreprises, telles que les coopératives, les mutuelles et les sociétés familiales, sont dotées de structures de propriété et de gouvernance qui peuvent être particulièrement propices à un comportement responsable.

La RSE, “Informelle et intuitive” pour les TPE ?

Cette définition entérine la tradition des TPE/PME qui ne formalisent rien, le p’tit patron qui fait tout et au final rien. Il est donc condamné à gérer son affaire de manière “informelle et intuitive”, autrement dit Vive le Système D !

Encourager cela, c’est oublier qu’aujourd’hui des outils et méthodes existent pour que les dirigeants de petites structures aient eux aussi défini leur politique globale d’entreprise : des tableaux de bord à jour, un suivi de leurs projets,… 

Entreprises, quelle est votre “raison d’être”?

Avant la loi PACTE, les entreprises définissaient leur objet social selon le seul objectif de la rémunération des actionnaires ou propriétaires, sans besoin de définir la place qu’elles souhaitaient occuper dans leur environnement et auprès de leurs parties prenantes. 

La loi PACTE, promulguée le 22 mai 2019, impose désormais à chaque entreprise de se questionner sur sa raison d’être. Elle modifie en effet l’article 1833 du Code civil, et redéfinit l’objet social des entreprises : « La société est gérée dans son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité ». Cette loi modifie également l’article 1835 en y ajoutant que “les statuts peuvent préciser une raison d’être, constituée des principes dont la société se dote et pour le respect desquels elle entend affecter des moyens dans la réalisation de son activité”.

En d’autres termes, que retenez-vous du passé de votre organisation, quelle est sa place dans le présent et comment voyez-vous son avenir ? Avec quels impacts de et sur vos parties prenantes ?

Lire mon article Entreprises,quelle est votre raison d’être ?
(ouvre un nouvel onglet)

Même les patrons du Dow Jones se sont dotés d’une nouvelle raison d’être !

La “Déclaration sur la mission d’une entreprise” publiée en août 2019 par les dirigeants des plus grandes entreprises américaines, commence par un mea culpa qui nous tirerait presque des larmes ! Suivent des engagements pour un construire un monde meilleur, dignes d’une Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC). Mais si ces multinationales persistent à cantonner la fonction RSE au service Marketing ou Communication, pas d’illusions sur leurs performances durables ! (lire l’article du Monde du 11/09/2019)

Cette alerte vaut aussi pour les entreprises françaises auxquelles la loi Pacte permet de se déclarer en “société à mission” (article 176). Ce statut peut en effet créer une confusion avec l’objet social des entreprises de l’Economie Sociale et Solidaire.

Toutes ces innovations vont dans le bon sens, mais souffrent encore d’être méconnues. Dirigeants de TPE/PME, je peux vous accompagner dans la définition de votre raison d’être et vous doter d’indicateurs de performances durables !

Frédéric ALLEXANDRE – conseil RSE, vous accompagne dans toutes les phases de votre démarche RSE.

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